épuisement

L'épuisement parental

Le burn-out n’est pas strictement réservé à la sphère professionnelle, les parents aussi peuvent être touchés.  Le burn-out parental est un syndrome de détresse intense lié à la parentalité.  De plus en plus de parents consultent, se disant débordés par leur difficultés à gérer leur vie de famille, donner un cadre à leurs enfants et faire face  aux tâches de la vie quotidienne, aux responsabilités. Ces parents manquent de temps pour eux, et sont victimes d’un véritable surmenage. Stress, peurs, anxiété, inquiétudes, manque de sommeil….Ils ressentent alors un épuisement physique et émotionnel, un désengagement affectif et la perte du sentiment d'efficacité parentale.

Le burn-out parental est un syndrome qui touche les parents exposés à un stress parental chronique.

En 2017, les docteures en sciences psychologiques, Isabelle  Roskam et Moira Mikolajczak (www.burnoutparental.com)  mènent les premières études sur le burnout parental . Ces études montrent que le burn-out parental est, comme le burnout professionnel, caractérisé par un épuisement émotionnel et physique. L’épuisement concerne le rôle de parent, le parent se distancie émotionnellement de ses enfants, et la perte d’efficacité et d’épanouissement concerne le rôle parental.

Contrairement à la dépression qui touche toutes les sphères de la vie (privée et professionnelle), le burn-out est un phénomène contextualisé. Celui-ci ne touche en général qu'une seule sphère de la vie de l'individu (parentale ou professionnelle). 

Le burn-out parental a des conséquences néfastes sur le parent (augmentation des problèmes de santé, par exemple), le conjoint (augmentation des conflits) et les enfants (augmentation du risque de négligence et de violence verbale et physique).

Selon Sylviane Giampino, psychologue et spécialiste de la parentalité dans une interview donnée au magazine Parents, indique :

« On parle d’épuisement maternel quand les mères ont le sentiment qu’il n’y a plus de coupure entre elles et les contraintes du quotidien. Même si elles investissent la maternité, elles se sentent sous pression du matin jusqu'au soir et ne parviennent plus à récupérer. »

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